Gervais Martel : « Je suis viscéralement attaché au RC Lens »

Gervais Martel RC Lens 01Passionné par le RC Lens depuis son enfance, Gervais Martel revient sur ses jeunes années où, en tant que supporter, il fréquentait le stade Bollaert-Delelis. Le président des Sang et Or évoque aussi ses débuts dans la vie professionnelle, qui l’ont amené vers le club lensois et à son entrée dans la direction du club en 1986-87 grâce à André Delelis.

Vos premiers souvenirs de football ?

« Lens évidemment. Mon père était ingénieur des mines. Il descendait tous les jours au fond. D’ailleurs il est mort de la silicose. Il m’a souvent emmené voir des matchs à Lens. Le premier c’était un Lens-Rouen, j’avais 6 ans c’était dans les années 60. J’ai découvert Bollaert, le club, les joueurs dont un avec qui je me suis lié d’amitié. Quand on est petit, on a toujours un joueur préféré moi c’était Georges Lech, je le trouvais exceptionnel, comme bonhomme et comme joueur. Il n’a certainement pas fait la carrière qu’il aurait dû. C’était un attaquant côté droit, un joueur exceptionnel. Il y avait tout une génération à l’époque avec George et Bernard Lech, Arnold Sowinski, l’entraîneur, Daniel Krawczyk. Ca a bercé mon enfance. J’étais accro à ce club, à ces joueurs. Je suis toujours resté accro au RC Lens. J’ai toujours suivi cette équipe. Enfant, j’écrivais à des joueurs pour leur demander qu’ils m’envoient un autographe, comme faisait tous les gamins. Petit à petit, je me suis dit dans ma tête qu’un jour je deviendrais président du RC Lens. A 12, 13 ans, j’étais en classe avec Farès Bousdira, qui a été un grand joueur à Lens. Quand on jouait dans la cours d’école, je lui disais qu’un jour je serai président de Lens. Il rigolait mais ça a toujours été mon objectif. »

Même quand vous avez commencé à travailler ?

« J’ai commencé ma carrière professionnelle dans le groupe Auchan à Grande Synthe. Je faisais évidemment tous les matchs à Lens et à l’extérieur. Je me souviens lorsqu’on est descendu, ça devait être en 77-78, je devais être un des rares à avoir été au dernier match au Parc des Princes où on a perdu avec deux ou trois buts de Dahleb de mémoire. Lens descendait ce soir-là en L2 mais j’ai continué. J’ai d’abord demandé au groupe Auchan de me remettre plus vers Lens. C’était compliqué donc j’ai quitté le groupe, en bons termes. J’ai lancé mon entreprise ce qui m’a permis de me rapprocher du club. Et puis un jour on a eu comme sponsor maillot Auchan et Europe 1. Le directeur d’Auchan était un copain. Je lui ai dit : « J’aimerais bien rentrer dans le club, j’ai quelques idées. » « Je te prépare un entretien avec le maire de Lens » m’a-t-il répondu. Je suis donc allé voir André Delelis, sans qui on ne serait pas ici en train de parler. Il a sauvé le club durant les années très difficiles. Il m’a écouté et m’a dit : « Si on a besoin de vous, on vous rappellera. » Je me suis dit que c’était râpé. Quatre mois plus tard, en 86, on m’a appelé pour entrer dans le comité directeur du RC Lens. Je suis viscéralement attaché à ce club. »

Source : SoFoot

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