Bilan des défenseurs du RC Lens : Ganiou pépite, Udol indispensable

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Défense centrale : une métamorphose, des confirmations et une pépite

S’il fallait résumer la saison des défenseurs centraux lensois en un mot, ce serait sans doute : adaptation. Parce qu’avec plusieurs blessures importantes tout au long de l’exercice, Pierre Sage a souvent dû bricoler… sans jamais voir le RC Lens perdre durablement son équilibre défensif.

L’un des symboles de cette arrière-garde version 2025-2026 restera sans doute Malang Sarr. Arrivé avec son expérience mais aussi quelques interrogations, l’ancien Niçois s’est totalement métamorphosé dans l’axe gauche de la défense. Plus serein balle au pied, agressif dans les interceptions et souvent précieux dans la relance, il est rapidement devenu le patron de la défense de Pierre Sage. Une renaissance presque inattendue, tant le joueur semblait encore en difficulté la saison dernière, au point qu’un départ était alors largement évoqué.

À ses côtés, Jonathan Gradit a vécu une saison plus contrastée. Fidèle à lui-même dans l’engagement et le leadership, le défenseur lensois a néanmoins vu son exercice brutalement stoppé par sa fracture tibia-péroné survenue fin 2025. Une blessure lourde qui aurait pu peser bien davantage sur la seconde moitié de saison des Sang et Or, tant le vétéran restait un repère essentiel du vestiaire comme du terrain.

Et c’est justement dans cette période délicate qu’a émergé la belle surprise de l’année : Ismaëlo Ganiou. Propulsé dans le grand bain pour suppléer Gradit, le jeune défenseur a bluffé tout le monde par sa maturité. Solide dans les duels, rarement dépassé dans les grands rendez-vous, il a terminé la saison avec l’étiquette de véritable pépite artésienne, au point de figurer sur le podium de nos meilleurs Lensois de l’exercice. Bien plus qu’une simple solution de dépannage, son ascension symbolise parfaitement la réussite de la Gaillette cette saison.

Son compère Kyllian Antonio a lui aussi poursuivi sa progression. Utilisé par petites séquences, le jeune Lensois a encore grappillé du temps de jeu tout au long de l’exercice, dans la continuité de la saison précédente. Au point de devenir une solution quasiment incontournable lorsque, à quelques jours de la finale de Coupe de France, Samson Baidoo s’est lui aussi blessé.

Justement, Samson Baidoo faisait partie des recrues estivales les plus observées, lui qui devait naturellement succéder à Kevin Danso dans la hiérarchie défensive. Après un ou deux matchs d’adaptation, l’Autrichien a réalisé une excellente première partie de saison avant d’être freiné par plusieurs blessures. En février, la rechute de sa blessure aux ischio-jambiers a même débouché sur une controverse entre Pierre Sage et le staff médical lensois.

Malheureusement, le défenseur a terminé la saison sur une nouvelle indisponibilité : blessé face au PSG le 13 mai, il manquera également la Coupe du Monde avec l’Autriche.

Enfin, évoquons Nidal Celik. Arrivé avec une certaine curiosité autour de son profil, le défenseur n’a jamais réellement réussi à s’imposer dans la rotation. Malgré un gabarit imposant et quelques qualités intéressantes dans l’impact physique, il s’est montré parfois fébrile lors de certaines titularisations.

Il termine ainsi cette saison sans avoir laissé une empreinte forte dans l’effectif lensois. Le potentiel semble présent, mais l’adaptation au très haut niveau français demandera probablement davantage de temps… et sans doute un prêt pour poursuivre son aguerrissement.

Pistons et latéraux : entre expérience, révélations et régularité

Sur les côtés aussi, le RC Lens version 2025-2026 aura connu plusieurs trajectoires marquantes. Entre joueurs d’expérience, révélations inattendues et transitions réussies, les pistons lensois auront largement contribué à l’équilibre du système de Pierre Sage.

À droite, Ruben Aguilar a une nouvelle fois apporté toute sa fiabilité. Sérieux défensivement, toujours généreux dans les efforts, l’ancien Monégasque a livré une saison globalement solide. Pour autant, son association avec Florian Thauvin, très attendue sur le papier, n’a jamais totalement trouvé le rendement offensif espéré. Malgré quelques séquences intéressantes, l’alchimie entre les deux hommes est restée plus discrète qu’annoncée.

Et puis, comme souvent cette saison, une blessure a rebattu les cartes. Celle d’Aguilar a ouvert la porte à Saud Abdulhamid, d’abord considéré comme une solution de rotation avant de totalement changer de dimension en 2026. Match après match, le Saoudien est monté en puissance, affichant un volume de jeu impressionnant, une activité offensive constante et une adaptation rapide aux exigences de la Ligue 1. Au point de devenir un titulaire indiscutable dans le couloir droit lensois.

Ses performances ont d’ailleurs convaincu le RC Lens de lever son option d’achat. Mais le dossier pourrait encore réserver quelques rebondissements : l’AS Roma dispose d’une clause de rachat et pourrait être tentée de la faire valoir… avec l’idée d’en tirer un bénéfice supérieur.

Dans le couloir gauche, Matthieu Udol aura lui aussi été l’une des grandes satisfactions de la saison. Ancien capitaine exemplaire du FC Metz, le piston s’est parfaitement fondu dans le collectif lensois, aussi bien humainement que sportivement. Très apprécié dans le vestiaire comme par les supporters, il s’est surtout montré redoutablement efficace dans ses centres et sa qualité de projection.

Symbole ultime de sa régularité : il est le seul joueur de l’effectif lensois à avoir participé aux 34 journées de championnat cette saison. Une statistique qui illustre parfaitement son importance dans le dispositif de Pierre Sage.

Enfin, un mot sur Deiver Machado. Freiné par les blessures et confronté à une concurrence plus forte, le Colombien n’est apparu qu’à quatre reprises cette saison sous le maillot lensois avant de quitter l’Artois lors du mercato hivernal pour rejoindre Nantes. Une fin d’aventure discrète pour un joueur qui aura tout de même marqué plusieurs saisons récentes du RC Lens par son explosivité et sa générosité dans le couloir gauche.


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