updated 09/12/2016 16:16

RC Lens - PSG : ça cartonne au stade de France

RC-Lens-Paris-Saint-Germain-PSG-Jerome-Le-Moigne-Nicolas-Rainville-01Nous y voilà, la rencontre entre le Racing version azérie, et le PSG version qatarie. Une  rencontre qui jadis sentait le souffre, tout au moins dans les tribunes.

Le Paris Saint Germain, double champion de France en titre, faisait le court déplacement à Saint-Denis pour affronter un Racing Club de Lens avec les difficultés qu’on lui connait. Mais face à l’avalanche de blessés côté parisien, les Sang et Or avaient un coup à jouer..

RC Lens : Riou - Cavaré, Landre, Gbamin, Baal - Chavarria, Valdivia, Le Moigne, Nomenjanahary - Touzghar, A. Coulibaly.
Remplaçants : Belon, A. Ba, Fradj, El Jadeyaoui, Bourigeaud, N'Diaye, Guillaume.

PSG : Sirigu - Van der Wiel, Z. Camara, Thiago Motta, Maxwell - Verrati, Cabaye, Matuidi - Lucas, Cavani, Pastore.
Remplaçants : Douchez, Aurier, Kimpembe, Chantôme, Bahebeck, Augustin.

Le RC Lens joue bien le coup.

Comme attendu, la possession est parisienne à l’entame de la rencontre. Dès la 3e minute, alors que le pack lensois est assez compact, la défense des Sang et Or se fait surprendre par Cavani qui, lancé dans le dos de l’arrière garde, ne cadre heureusement pas sa frappe.

La possession est parisienne et Rudy Riou est déjà chahuté sur une action collective parisienne dont la frappe de Cavani est repoussée par le portier lensois, à la manière d’un gardien de Handball. Dans la continuité de l’action, Adamo Coulibaly relance pour Lalaïna, qui, contré par Veratti, laisse le choix au numéro 9 lensois de s'emmener le ballon de la tête et de filer vers le but pour aller tromper Sirigu d’une frappe enroulée à ras de terre, légèrement contrée. Une action. Un tir. Et ça fait 1-0 ! Qui aurait pu croire cela ?

Reste maintenant aux Lensois de ne pas reculer.

La stat' qui tue : au quart d’heure de jeu, seulement 22% de possession pour les Lensois.

Les Parisiens font tourner le ballon, le confisque presque. Sur une passe lumineuse de Marco Verratti, Edinson Cavani venait encore butter sur un Rudy Riou en état de grâce dans ce face à face. La domination parisienne repart de plus belle avec sur le même type d’action, 5 minutes plus tard, avec toujours l’attaquant urugayen qui butte, non pas sur Rudy Riou, mais sur Jean-Philippe Gbamin, sauvant ainsi de l'égalisation.

Alors que les Sang et Or ne procèdent que par contres, le Paris Saint Germain trouve la faille à la 27e minute sur une frappe vicieuse de Cabaye, après une action courageuse de Pastore. L’estocade était portée aux Artésiens avec un second but presque dans la foulée de Maxwell, qui lobait magnifiquement de près de 35 mètres Rudy Riou, sorti de sa zone pour dégager un centre.

Lens réagissait par Loïck Landre, avec une montée rageuse et une frappe qui aurait mérité un meilleur sort. Mais le mal était fait, malgré la résistance et la bonne figure affichée après l’ouverture du score. Les deux équipes rejoignent les vestiaires sur le score de 1-2  en faveur du PSG.

 

Le Show Nicolas Rainville.

Le second acte reprenait sur le même rythme que le premier, avec une domination territoriale parisienne avant que le show Nicolas Rainville ne commence.

Acte 2, Scène 1 : le penalty imaginaire sifflé à l’encontre de Lens. Edinson Cavani en est l’auteur et le pauvre Gbamin (certes, le défenseur lensois pose les mains sur le dos du Parisien mais Cavani se laisse tomber et simule énormément, d'autant plus que le centre est bien trop haut pour que quiconque le joue) se voit expulser pour un second carton jaune. À la 52e, le "Ravanelli parisien" se fait justice et transforme le pénalty. 1-3 pour le PSG, le RC Lens réduit à 10 : la messe est dite.

Acte 2, Scène 2 : dans un monologue joyeux et festif de Cavani, qui ne plait apparemment pas à M. Rainville, celui-ci adresse un carton jaune au premier, apparemment avoir fêté trop longtemps son but en direction des supporters lensois. L’acteur urugayen n’apprécie pas ce jugement hâtif de son metteur en scène, conteste un peu et touche légèrement le bras de M. Rainville, qui le punit d’un second carton jaune et donc d’une exclusion pour lui avoir été tactile inutilement. A ce moment-là, et malgré la joie non contenue de voir le carton rouge sorti contre le buteur parisien, on se dit que l'arbitre a totalement totalement les pédales sur les planches du Stade de France !

Acte 2, Scène 3 : Lors d’une bénigne tirade de corner, c’est Jérôme Le Moigne qui est convoqué par Nicolas Rainville. Déjà averti en première période, le capitaine lensois subit les foudres du metteur en scène qui a décidé d’improviser totalement une rencontre qui était jusque là bien écrite, bien réalisée, et bien interprétée. Six minutes, trois cartons rouges et un match rendu complètement inintéressant, gâché par un arbitre hors du coup. Lamentable...

Le match perd alors en intensité. Les 19 acteurs ne semblent plus avoir le goût à interpréter leurs rôles. Une dernière demi-heure plombée donc, où les quelques soubresauts de Pastore devant un Rudy Riou, qui sauve encore une fois les meubles, ou Loïck Landre, qui retente une montée folle, ne font pas évoluer le score. À noter tout de même, la première apparition en Ligue 1 du défenseur Abdoul Ba, pur produit de La Gaillette, lancé par Antoine Kombouaré et l'excellente ambiance proposé par le public lensois, qui, sans flagornerie ou auto-satisfaction, a bien résisté lui aussi aux nombreux supporters parisiens eux aussi venus en nombre.

 

Pendant 52 minutes, le match était dans l’ensemble agréable. Dominateurs mais sans briller, les Parisiens ont respecté leur leadership et les Lensois, bien que vaillants, n’ont pas pu opposer une plus grande concurrence. Malgré tout, on sentait une équipe qui résistait bien et pouvait espérer quelques choses, grâce à ses valeurs de combat et son mental à toute épreuve, d'autant plus que la défense parisienne n'était pas impériale. Mais la pièce n'est belle que si tout le monde joue correctement. Et là, malheureusement, c'est l'arbitre qui a complètement foutu en l'air la représentation.

Antoine Kombouaré, déjà bien embêté, se retrouve désormais face à un nouveau casse-tête pour composer son groupe et son équipe pour le déplacement à Toulouse vendredi prochain.

Rhum'

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