Pierre Sage va quitter le RC Lens

Des sources concordantes et habituellement perçues comme sûres (Fabrice Hawkins chez RMC Sports, et Séb Denis chez FootMercato s'avancent clairement) l'annoncent de mercredi midi : Pierre Sage a pris sa décision dans les temps convenus avec Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot, et va quitter le RC Lens.
Probable direction, l'Angleterre et Crystal Palace. Même si le Golfe apparait être toujours dans tout les coups quand vient l'heure des négociations. Peu importe côté racing, qui voit un nouveau compte à rebours de dix jours commencer pour se trouver un nouveau technicien.
Sage lui laisse derrière lui un paradoxe : probablement l'un des meilleurs entraineurs que le racing ai connu depuis deux décennies, il est l'un des seuls à avoir titré le club, avec la Coupe de France. De quoi alimenter le paradoxe: après un an, il quitte déjà ses fonctions, avec un départ et une communication très carriéristes, d'une manière assez inattendue et amère au goût des supporters.
Déjà une short-list "logique"
Malgré toutes les louanges, le RC Lens ne connait pas la stabilité sur le front de l'entraineur principal. Après Haise, Still et Sage, ce sera donc (en attente toujours d'une officialisation) un quatrième coach différent pour une quatrième saison consécutive. Avec Still et Sage, la logique des "short-lists" des observateurs avait été respectée. A ce jeu-là, trois noms se distinguent déjà.
Le club n'aura probablement jamais été en position aussi favorable, sauf sur le plan le plus important, celui du salaire, pour attirer un coach de renom (dauphin du PSG, joueurs internationaux, titres possibles en coupes, participation à la prochaine Ligue des Champions). Celui de Sébastien Pocognoli apparait comme l'un des favoris, lui qui a été évincé de l'AS Monaco la semaine dernière. Le technicien belge reviendrait sur un projet plus proche de chez lui, et ressemblant à celui de l'Union Saint-Gilloise avec qui sa carrière a été lancée.
Olivier Pantaloni est aussi libre de tout contrat après deux saisons réussies à Lorient. Il y rejoindrait son ancien adjoint Yannick Cahuzac, et dispose de l'étiquette corse qui lui rapportera certainement des points "pistonnage" lors des entretiens. A 59 ans, son profil semble cependant loin d'être dans l'air du temps et dans les précédents choix qu'avait fait le club.
Enfin, Patrick Videira (oui, avec un "d"), vient de monter en L1 avec Le Mans. Rapidement sondé l'an dernier, il est aussi scruté par Lorient. Issu de la filière du BEPF dans la promotion 2024 de Lilan Nalis et Didier Digard, il est celui qui ressemble le plus à un Franck Haise dans sa formation et son parcours. Ancien manager de Furiani, il a aussi l'accent corse cher à Jean-Louis Leca. Mais il est aussi le seul sous contrat, jusqu'en juin 2027 au Mans.