Dans un article à paraître demain dans le Daily Mail, Daniel King titre "Portsmouth FC : Né en 1898, mort en 2010 ?" Dans trois jours, mercredi très exactement, le club anglais saura s'il devient le premier de l'histoire de la Premier League à être placé en liquidation judiciaire. Aucun club parmi les quatre premières divisions du football anglais n'a vécu pareil sort depuis Aldershot en 1992. Deux ans après la victoire en FA Cup, 112 ans après sa création, Portsmouth pourrait alors disparaître purement et simplement.
Si le nouveau propriétaire ne trouve pas de nouveaux investisseurs ou de l'argent frais pour le club, la seule solution serait alors de demander à être placé "sous administration" selon le droit anglais. Dans ce cas, les créditeurs ne peuvent plus exiger le remboursement des dettes - estimées à plus de 50M£. Le retrait de points (dix selon le règlement) plongerait Portsmouth en deuxième division mais permettrait au club de survivre. Balram Chainrai semble plutôt miser sur la compréhension et la clémence de la cour. Une utopie ? Il lui faudra se voir accorder un délai supplémentaire, ce qui apparaît peu probable au vu du dossier, ou faire jurisprudence et rendre caduque la TVA demandée par le fisc anglais sur les transferts de joueurs. Un précédent qui aboutirait à un cataclysme et des centaines de recours dans les tribunaux. Impensable.
Une mise en administration ne serait pas forcément pour déplaire au propriétaire du club, selon le journaliste Daniel King. Balram Chainrai a prêté 17M£ à Portsmouth garantis contre le stade du club. Un éventuel racheteur serait obligé de posséder un stade pour l'équipe, il devrait donc le racheter à l'homme d'affaires hongkongais qui récupérerait sa mise de départ et une belle plus-value.
Tout se jouera mercredi. Il s'agira peut-être de l'un des dénouements les plus tragiques de l'histoire du football anglais. Tout du moins de l'histoire de la Premier League, fondée en 1992. Alors que l'élite s'est doté d'une nouvelle austérité (à peine plus de 20M£ dépensés cet hiver, contre 170M£ l'hiver dernier) et de nouvelles règles financières pour la saison à venir, contrôlées par une DNCG à l'anglaise, les errements des temps passés pourraient faire une première et ultime victime. Un symbole qui pourrait coûter cher à Lens mais permettre d'ouvrir une nouvelle ère Outre-Manche.
| < Précédent | Suivant > |
|---|


Jeudi 11 mars - 23:09
Communauté











Nos comptes devraient être positifs de 2,5M€ en juin prochain, si l'on se maintient en Ligue 1
