| Histoire du club |
| Lundi, 28 Avril 2008 21:05 |
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A l'orée de la saison 1999-2000, qui a vu les Sang et Or terminer à la cinquième place du championnat de France et parvenir en demi-finale de la coupe de l'UEFA (éliminés par les Anglais d'Arsenal), le président du RC Lens, Gervais Martel, déclarait : « On a tout connu cette saison : des moments difficiles et des moments forts ! Le Racing bouge, le Racing avance dans un climat de passion ... C'est encourageant pour l'avenir. » Cette petite phrase peut également résumer les vingt années de présidence de Gervais Martel à la tête du Racing Club de Lens. De 1988, alors que le club était quasiment en faillite, à 2008, où le Racing est solidement installé parmi l'élite et participe régulièrement aux coupes européennes, le chemin parcouru est long et les transformations nombreuses, le club devant s'adapter aux mutations du football professionnel et, notamment, à l'arrivée massive de l'argent au cours des années 1990. Toutefois, une constante majeure est ce «climat de passion» qui règne autour du Racing, et ce depuis sa création en 1906. En 1934, le Racing obtient le statut professionnel Un jour de 1906, des lycéens créent le Racing Club de Lens. Le 18 octobre 1907, les premiers statuts sont déposés, permettant à la ligue d'Artois d'engager le club dans le championnat unique d'Artois pour la saison 1907-1908. Le RC Lens réapparaît en 1922 après les années de guerre. Deux ans plus tard, les couleurs Sang et Or, symboles du club, apparaissent sur le maillot du Racing. A sa création, l'équipe était parée de maillots rayés noir et vert puis, après la guerre, d'un maillot bleu. C'est en 1924, en passant devant les ruines de l'église Saint-Léger, dernier vestige de l'occupation espagnole au XVIIe siècle, que vint l'idée de reprendre des couleurs rouge et jaune de l'Espagne. Avec ses nouveaux maillots, Lens remporte son premier titre en 1926, à savoir le championnat d'Artois. En 1934, soit un an après la création du championnat de France de football professionnel, le Racing opte pour le statut professionnel. Pendant toutes ces années, le club artésien va marquer quelques pages de son histoire. Les Sang et Or remportent le championnat de France de deuxième division en 1937, 1949 et 1973, disputent la finale de la coupe de France en 1948 (perdue 3-2 face au rival lillois) et 1975 (perdue 2-0 face au grand Saint-Etienne), puis terminent deuxièmes du championnat de France en 1956, à un point de Nice. C'est en coupe d'Europe de l'UEFA que Lens va réaliser un de ses plus grands exploits. Lors du second tour de cette coupe en 1977-78, Lens s'incline 2 à 0 face à la Lazio de Rome au Stadio Olimpico de Rome. Les partenaires de Didier Six et Daniel Leclercq éliminent pourtant les Italiens au retour, en les battant 6-0 après prolongations. Le Racing remporte le championnat de France en 1998 Par deux fois, le Racing Club de Lens va connaître de sérieuses crises. La première se produit à la fin des années 1960, avec les premières fermetures de puits de mines. La récession minière touche la région et entraîne la chute du Racing Club de Lens en 1968-69, qui doit alors abandonner le professionnalisme et évoluer en championnat de France amateur. La seconde touche le club dans les années 1986-89. La situation catastrophique financière est à l'origine de la relégation en deuxième division en 1989 – en dépit de l'arrivée de Gervais Martel à la présidence du club en 1988, en remplacement de Jean Honvault. Deux années plus tard, malgré une défaite lors des barrages face à Toulouse, Lens rejoint l'élite grâce aux rétrogradations administratives de Bordeaux, Brest et Nice. A partir de la saison 1995-96, le Racing retrouve la coupe d'Europe, en atteignant les huitièmes de finales en 1995 contre le Slavia de Prague, puis contre la Lazio de Rome au premier tour en 1996-97. Cette dernière saison est alors catastrophique. Slavo Muslin est finalement remplacé par Roger Lemerre, et Lens parvient à rester en première division. La saison suivante est la plus faste que le club ait pu vivre. Le Racing de Daniel Leclercq remporte le championnat de France lors de la dernière journée, grâce à un match nul 1-1 obtenu à Auxerre (but de Yohan Lachor). Le club dispute également une finale de coupe de France et une demi-finale de coupe de la Ligue, toutes deux perdues face au Paris Saint-Germain. La saison suivante, Lens dispute la Ligue des Champions, mais ne peut passer le premier tour, malgré une victoire 1 à 0 (but de Mickaël Debève) contre Arsenal à Wembley, où aucune équipe française n'avait réussi à s'imposer auparavant. Le palmarès du club s'étoffe encore grâce à la victoire 1-0 contre Metz en finale de la coupe de la Ligue (but de Daniel Moreira). La saison 1999-2000 débute mal en championnat. Le « druide » Daniel Leclercq se voit remplacé par François Brisson. Qualifié en coupe de l'UEFA, le Racing Club de Lens va briller dans cette compétition. Le Racing élimine successivement les Israéliens du Maccabi Tel-Aviv, puis les Néerlandais du Vitesse Arnhem, les Allemands de Kaiserslautern, les Espagnols de l'Atletico de Madrid et du Celta Vigo, avant de chuter en demi-finale contre les Anglais d'Arsenal. Aux portes de la Ligue des champions L'arrivée de Rolland Courbis à la tête de l'équipe en 2000 marque le début d'une saison difficile. L'année suivante, le Racing se reprend et termine deuxième du championnat derrière Lyon, après l'avoir mené du début à la fin. Le parcours en Ligue des Champions, lors de la saison 2002-2003, est plus qu'honorable. Le club termine troisième de sa poule derrière le Milan AC, le Deportivo La Corogne, mais devant le Bayern de Munich, ce qui lui permet de jouer la coupe de l'UEFA, où Lens est éliminé par le FC Porto (futur vainqueur de l’épreuve). En 2003-2004, éliminé par les Turcs de Gaziantepspor en coupe de l'UEFA et calé dans le milieu du championnat, le RC Lens connaît une saison de transition. Malgré un recrutement intéressant, avec les arrivées de Vitorino Hilton et d’Eric Carrière, le club connaît une saison 2004-2005 très difficile. Les mauvais résultats du club amènent au remplacement de Joël Muller par Francis Gillot. Grâce à ce dernier, l’équipe revit et enchaîne les bons résultats pour finir par décrocher une place en coupe Intertoto. En remportant cette coupe, le Racing accède à l’UEFA et connaît de grandes heures, notamment contre la Sampdoria de Gênes où Issam Jemaa donne la victoire et la qualification dans les derniers instants. Parallèlement, Lens effectue une excellente première partie de championnat, mais s’écroule après la reprise. Le retour du printemps marque le renouveau lensois. L’équipe retrouve la victoire et se qualifie de justesse pour l’UEFA, lors du dernier match contre Nantes (3-1). 2006-2007 est une belle saison également. Après un excellent départ en championnat, le Racing connaît une passe difficile en janvier–février. Comme la saison précédente, le printemps voit les Sang et Or poursuivre leur marche en avant, après une élimination en 8e de finale de la Coupe de l’UEFA contre le Bayer Leverkusen (2-1 ; 0-3). Deuxièmes à la veille de la 38e journée et du match décisif contre Troyes, les Lensois s’écroulent, perdent 3-0 et finissent 5es au terme d’une soirée cauchemardesque. La Ligue des Champions s’envole, laisse place à l’Intertoto. Francis Gillot démissionne de son poste d’entraîneur et Guy Roux, sorti de sa retraite, le remplace. Le mercato estival semble encourageant, mais les résultats ne suivent pas. Après quatre matchs de Ligue 1, Guy Roux démissionne et laisse la place à Jean-Pierre Papin. Eliminés sans gloire de la Coupe de l’UEFA, pratiquant un jeu terne, les Sang et Or connaissent une première moitié de saison noire et sont relégables à la trêve. La crise couve. Après l’élimination en 32e de finale de la Coupe de France contre Niort (0-1), Daniel Leclercq est rappelé au club, en tant que directeur technique. Le mercato hivernal sera une vraie réussite. Le Racing purge son effectif de nombreuses recrues estivales, départs compensés par trois arrivées de qualité (Nadir Belhadj, Toifilou Maoulida et Loïc Rémy). Le retour de blessure de Vitorino Hilton et le souffle nouveau apporté par la présence de Daniel Leclercq aux côtés de Jean-Pierre Papin entraînent un renouveau du Racing. Auteur de grosses performances contre Nancy, Lyon, Valenciennes et Caen, le Racing reste irrégulier. En route pour la Ligue 2 La fin de saison s'achève dans la morosité et voit le Racing être
relégué en Ligue 2 après de ternes performances. Qualifié pour la
finale de la Coupe de la Ligue, les Lensois s'inclinent 2-1 contre le
PSG dans les arrêts de jeu après un pénalty très discutable à la suite
d'une faute peu évidente d'Hilton sur Luyindula, au terme d'un match
terni par le déploiement d'une banderole « Pédophiles, chômeurs,
consanguins : Bienvenue chez les Ch'tis » par les supporters parisiens.
A la lutte pour le maintien avec le PSG et Toulouse, les Sang et Or ne
parviennent pas à prendre un peu d'avance malgré les
contre-performances parisiennes et toulousaines. La sanction tombe à
l'issue de la 38e journée, à la suite d'un match nul 2-2 à domicile
contre Bordeaux. 18e du championnat, le Racing renoue avec la Ligue 2
qu'il n'avait plus connue depuis 1991. Thomas Lachambre, Le développement économique du RC Lens sous la présidence de Gervais Martel (1988-2004), mémoire de licence d'histoire sous la direction de Michel-Pierre Chélini, université d'Artois, 2004 (corrigé en 2008). Revenir à l'accueil MadeInLens
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| Prochain match | | | Dernier match |
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LENS-SEDAN 16e journée de Ligue 2 1er décembre 20 h 45 |
| Classement Ligue 2 |
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| 1. Lens 31 points (+10) |
| 2. Strasbourg 29 points (+12) |
| 3. Boulogne 28 points (+8) |
| 18. Guingamp 15 points (-4) |
| 19. Reims 12 points (-12) |
| 20. Nïmes 8 points (-13) |