Exclu MadeInLens - Arial Mendy : « Progresser et marquer mon empreinte ici à Lens, faire rêver les supporters »

Arial Mendy RC Lens 01Pour la première fois lors de ce mercato, le RC Lens a recruté un joueur de l’académie Diambars créée par Jean-Marc Adjovi-Boco. Formé au Sénégal, Arial Mendy découvre le club Sang et Or depuis quelques semaines, réalisant ainsi un rêve de gamin en rejoignant la France. En exclusivité pour MadeInLens, le jeune latéral gauche lensois évoque sa formation au Sénégal, son choix de rejoindre le Racing Club de Lens et sa volonté de tout faire pour s’imposer en Artois dans les mois et années à venir.

Arial Mendy, pouvez-vous vous présenter ?

« J’ai 23 ans et j’ai débuté au centre de formation Diambars à l’âge de 14 ans. Après, j’ai joué en équipe nationale olympique, A’, locale, l’équipe nationale A aussi. J’ai joué quatre ans dans le championnat sénégalais puis je suis venu à Lens. »

Après Diambars, à 23 ans, n’est-ce pas un peu tard par rapport à l’âge moyen d’arrivée en France ?

« Cela dépend, car j’ai signé mon premier contrat professionnel à Diambars à 18 ans. C’est le football. Mais pour moi, l’âge ne compte pas. »

Nous connaissons bien Diambars car Jimmy Adjovi-Boco, nous en a beaucoup parlé, à savoir une académie, une école de football mais aussi autre chose : la volonté d’avoir des joueurs à la tête « bien faite ». Pouvez-vous nous raconter ce que cela a été pour vous ?

« Diambars est une académie qui forme des joueurs pour les vendre à l’étranger, comme Idrissa Gueye qui joue à Everton, Kara Mbodj (Anderlecht), Pape Souaré (Crystal Palace)... Le centre est sur onze hectares. On te forme là-bas, mais il y a aussi les études.  Je suis arrivé à Diambars en CM2, puis j’ai passé toutes les années là-bas, et j’y ai passé mon bac L (littéraire, ndlr.). »

Comment se décide-t-on à venir en France ? Etait-ce parce qu’il y avait des contacts, parce que c’était un rêve de jouer dans l’Hexagone ?

« C’était un rêve de gamin, surtout ! Depuis que je suis petit, je voulais devenir footballeur et réaliser mes rêves. Et cela s’est fait, mais il reste encore du boulot et j’espère continuer. »

Vous avez joué votre premier match à Orléans, et avez réalisé votre première passe décisive…

« Je suis très content. En plus j’ai débuté mon premier match avec Lens, un grand club avec des objectifs clés. Aussi, je suis content, mais j’ai du boulot à faire avec le staff et mes coéquipiers qui m’aident à progresser. J’espère que je vais encore progresser. »

Quel est votre profil ?

« J’ai un profil offensif, j’aime bien attaquer mais je défends aussi. Je tiens à saluer le coach qui m’a fait débuter à Diambars, Abdoulaye Seck, et le directeur technique Moussa Camara qui m’ont beaucoup aidé, ainsi que tous les coachs de l’académie. Ils m’ont beaucoup aidé à progresser, ils m’ont parfois fait jouer excentré depuis le début de ma formation, ce qui m’a aidé à trouver beaucoup de mes qualités. »

Avez-vous été champions du Sénégal avec Diambars ?

« J’ai terminé vice-champion, puis j’ai gagné la Coupe de la Ligue, les Jeux Africains avec l’équipe nationale U23. »

Quel est votre objectif en France ?

« Mon objectif en France est de progresser et de marquer mon empreinte ici à Lens, faire rêver les supporters, aider le club à atteindre ses objectifs et viser le plus haut possible. »

Un club comme le RC Lens n’a pas toujours été forcément patient avec les jeunes joueurs puisque des résultats rapides et des performances sont vite attendus. Vous pensez-vous capable d’apporter tout de suite des résultats ?

« C’est à moi d’être conscient de mon travail, d’être patient, de ne pas écouter beaucoup de choses, d’être focus sur mon travail, et j’espère que cela va aller. »

A Diambars, y’a-t-il uniquement des joueurs sénégalais ? Qu’avez-vous pensé du parcours sénégalais à la Coupe du Monde ?

« A Diambars, il n’y a que des Sénégalais mais qui sont recrutés dans toutes les régions du Sénégal. A la Coupe du Monde, nous avions une belle équipe. Après, nous aurions pu avoir la chance de nous qualifier à la dernière rencontre, mais nous avons perdu. »

Est-ce la formation sénégalaise ou Diambars qui ont permis à l’équipe nationale d’aller aussi haut ?

« Pour moi, il y a un effet. Au Sénégal, maintenant, nous travaillons beaucoup sur la formation des jeunes joueurs. C’est la qualité qui fait progresser beaucoup de joueurs… Pour moi, nous avons beaucoup de bons joueurs mais c’est une question de moyens. Nous n’avons pas beaucoup de moyens pour faire des choses sur le football. Il y a 15 millions d’habitants au Sénégal. Dans les stades, il y a parfois 500 ou 600 personnes mais, pour les finales, il peut y avoir 20 000 personnes ! »

Le stade Bollaert-Delelis, ce doit être un changement ?

« Oui, cela change beaucoup. C’est un rêve, en fait ! Voir 25 ou 30 000 personnes, c’est un rêve. Avant de venir, je regardais déjà le championnat et j’aimais bien le RC Lens, surtout la saison où ils ont manqué la montée, en 2017. L’équipe m’avait plu à l’époque. »

Des Sénégalais célèbres qui ont porté le maillot lensois…

« Oui, il y a El Hadji Diouf, Ferdinand Coly, Pape Bouba Diop, Pape Sarr. Il y a aussi Dème N’Diaye qui était à Lens en 2015. Jules Bocandé est aussi sénégalais. »

Quel est l’objectif à Lens ?

« Mon objectif à Lens, c’est la montée. Il faut gagner les matches, être sérieux jusqu’au bout et faire rêver les supporters… »

Vous êtes-vous bien intégré au sein de cette équipe ?

« On s’entend bien, il n’y a pas les « blancs » et les « noirs » : tout le monde est ensemble, il y a de la solidarité, de la cohésion d’équipe. Nous sommes supers bien ! »

Pascal Guislain pour MadeInLens.com

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