updated 11/12/2016 17:00

[Humeur] John Bostock, le baromètre du RC Lens

John Bostock RC Lens 06Quand John Bostock va, tout va. Voilà comment résumer, efficacement, le début de saison du RC Lens. Arrivé cet été en provenance du club belge de Louvain, le joueur formé à Crystal Palace a pris, en moins de deux mois, une place de choix dans le dispositif d’Alain Casanova. A tel point qu’il apparaît aujourd’hui comme le leader technique d’une équipe Sang et Or qui a peut-être trouvé son équilibre et son rythme de croisière.

John Bostock, irrégulier mais déjà décisif

Tantôt excellent, tantôt décevant, l’athlétique relayeur (1,88 m) a soufflé le chaud et le froid lors des premières journées de championnat. Décisif en étant l’auteur d’une passe décisive dans la remontée lensoise contre Tours (2ème journée de Ligue 2), John Bostock a été rayonnant dix jours plus tard à Nîmes (3ème journée de Ligue 2), en inscrivant le but du break, lors de la première victoire artésienne cette saison. Alors que l’on pensait sa saison, et par extrapolation celle du RC Lens, mise sur les bons rails, la fin août s’est avérée bien plus poussive qu’attendue.

S’ensuit alors une série de performances, aussi bien individuelles que collectives, assez décevantes. Passé complètement à côté de son match lors de la réception d’Amiens (4ème journée de Ligue 2), le gaucher fait de nouveau fait trembler les filets, sur penalty, contre Troyes (5ème journée de Ligue 2), une réalisation insuffisante pour permettre à des Artésiens sans inspiration de l’emporter dans l’Aube. La première trêve internationale venue, le RC Lens ne compte qu’un seul succès en cinq rencontres et pointe dans la deuxième partie de tableau (13ème).

 

John Bostock, taille patron et toujours plus décisif

Ce début de saison poussif, bien en deçà des objectifs et des attentes, va se poursuivre par deux nouveaux matches nuls, sur le score de 1-1, à Bollaert contre Bourg-en-Bresse (6ème journée de Ligue 2) et à Clermont (7ème journée de Ligue 2). A la mi-septembre, le Racing aborde donc la réception d’Orléans (8ème journée de Ligue 2) avec le couperet au-dessus de la tête. Une défaite pourrait même faire réfléchir la direction du Racing à un limogeage d’Alain Casanova. Rapidement menés au score, les Lensois s’en remettent, une fois encore, à leur meneur de jeu, reculé, John Bostock. Auteur d’une panenka en première mi-temps, permettant alors au Racing de revenir à 1-1, il va surtout sonner la révolte au retour des vestiaires.

Actif et déterminé, le natif de Camberwell termine le match avec deux buts et une avant-dernière passe décisive sur l’ultime but de la rencontre inscrit par Dusan Cvetinovic. Elément moteur de la remontée artésienne, John Bostock a pris ses responsabilités ainsi que les clés du camion lensois, s’affirmant plus que jamais comme le leader naturel de cette équipe. Un statut qu’il va confirmer quatre jours plus tard contre Valenciennes. En infériorité numérique après huit minutes de jeu, après l’expulsion d’Adama Guira, le RC Lens va lutter pendant plus d’une heure pour conserver le point du match nul. Mais c’était sans compter sur une ouverture de génie de John Bostock à destination de Benjamin Bourigeaud. Le natif de Calais ne se fait pas prier pour concrétiser l’offrande de son partenaire et offrir le succès aux siens au bout du temps additionnel.

 

John Bostock, élément majeur dans la remontée du RC Lens ?

Ce succès, acquit au forceps, permet au RC Lens de remonter à la cinquième place du classement, à seulement un point du podium, même si Amiens, Reims et Brest comptent un match en retard. Ce bilan collectif, plutôt flatteur au moment de clore le mois de septembre, est à mettre en corrélation avec le bilan individuel de John Bostock. Auteur de quatre buts (dont deux penaltys) et deux passes décisives après neuf journées, le Trinidadien est impliqué sur près de la moitié des buts lensois. Une performance loin d'être banale pour un milieu de terrain relayeur. 

Au-delà des chiffres, si la saison du RC Lens a peut-être basculé du bon côté en l’espace d’une semaine c’est en grande partie grâce à John Bostock, décisif et à la barre lorsque le navire artésien a fortement tangué au milieu des vagues. Reste désormais à chasser les démons de l’irrégularité et ainsi confirmer que la saison artésienne est bel et bien lancée. Les prochaines sorties du milieu des Sang et Or devraient donner, une fois encore, le « la » pour les semaines à venir. Quoi qu’il en soit, cette saison, le destin du RC Lens devrait être fortement corrélé à la qualité des performances individuelles de John Bostock, plus que jamais véritable baromètre de cette cuvée 2016/2017. 

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